Réalisations et Projets  2006 et 2007

Après dix années consacrées à la construction d’écoles, à la mise en place de concepts d’apprentissage et au développement d’un suivi en matière de santé et d’hygiène, nous voulons poursuivre sur cette voie. Mais nous souhaitons également développer une politique de planning familial mieux équilibrée dans les villages ainsi que le déploiement d’une économie rurale visant à développer une véritable ingénierie sociale. Cet engagement doit aboutir à rendre les familles de plus en plus autonomes et à les amener progressivement à prendre en charge elles-mêmes l’éducation de leurs enfants. Quatre nouvelles écoles, au Bihar et au Rajasthan, ont vu le jour au cours de l’année 2006 et sept nouveaux projets sont en cours de réalisation en Inde. D’autre part, nous envisageons, d’ici 2008, d’étendre notre soutien aux enfants de Madagascar, ce pays d’Afrique de l’Océan indien.

 

Au Rajasthan. En début de cette année 2006, l’école de Rataria Ki Dhani, dans le désert du Thar, à 50 kilomètres de Jaisalmer, a ouvert ses portes pour une centaine d’enfants. Pour Ecoles de la Terre, il s’agit de la première expérience dans cette région. Peu de temps après, en avril 2006, nous avons inauguré, pour autant d’élèves, une deuxième école dans cette région, précisément à Gala Ki Dhani, un autre village du désert. Afin de pouvoir accueillir plus d’enfants, nous construisons en ce moment, un deuxième bâtiment pour les enfants du village de Gala.

 

Au Bihar. Notre quatrième école du district de Gaya a commencé ses activités en avril 2006 dans le village d’Haridaspur, situé à une dizaine de kilomètres de Bodhgaya. Elle s’appelle Nilamati et nous pouvons maintenant offrir, à 350 nouveaux enfants de 4 petits villages entourant Haridaspur, une éducation régulière.

 

 

 

 

Les projets en cours  ….

Au Rajasthan. Nous avons commencé la mise en place d’un programme de soutien, « Follow up programme », en faveur d’enfants nécessiteux de la ville de Jaisalmer. Nous utiliserons les bâtiments d’une école existante qui sera mise à notre disposition. Ce programme, qui se déroule entre la fin de l’après-midi et le soir, a pour objectif d’encadrer et de soutenir des enfants vivant dans des conditions difficiles. Ceux-ci se rendent certes à l’école publique mais ne disposent ni d’un lieu d’étude convenable, ni d’un appui de la part de leurs parents qui sont analphabètes. Ce programme de soutien leur permettra de suivre désormais une scolarisation régulière, grâce à l’infrastructure scolaire du soir que nous leur offrons. Ce nouveau programme démarre en fin d’année 2006.

Au Bihar. Nous développons durant l’année 2006 une première banque de micro crédit dans le district de Gaya (voir le lient « Economie locale et développement ». Ce projet a pour but d’organiser une structure d’épargne permettant aux familles, avec le concours des mères, de bénéficier de crédits nécessaires à l’acquisition de biens de production destinés aux besoins domestiques, d’améliorer leur niveau de vie et d’apporter les ressources nécessaires à l’éducation de leurs enfants. A ce jour, les mères de famille de six villages entourant Haridaspur sont en train de s’organiser. Elles épargnent chaque semaine et commencent déjà distribué des dizaines de prêts pour des « micros entreprises » familiales. De notre côté, nous assurons des fonds complémentaires destinés à les encourager et à renforcer l’état du fonds communautaire et nous demandons aux villageois de gérer progressivement l’école pour leurs enfants. L’école doit être « la leur ». Nous comptons étendre progressivement ce projet dans les villages du Bihar, de l’Ouest Bengale et du Rajasthan.

Au Bihar. Nous avons entrepris l’extension de l’école de Camijuli, inaugurée le 31 janvier 2002 dans le village d’Aitra, district de Gaya. Nous construisons, en fin d’année 2006, un nouveau bâtiment pour de nouvelles salles de classe, ainsi qu’un dispensaire et un home en faveur des enfants handicapés des nombreux villages environnants. Dans le cadre de l’expansion de Camijuli, nous prévoyons l’exploitation d’un marché – avec des échoppes, pour les graines de plantation, les céréales, les légumes, les poissons, les produits d’épicerie courants, etc… – en faveur des familles de ces villages. Par ce nouveau projet, nous voulons offrir de meilleures prestations aux agriculteurs – ils doivent aujourd’hui se déplacer à plusieurs kilomètres pour acheter leurs denrées –  et voulons dégager, avec ce marché, des bénéfices qui seront exclusivement destinés au fonctionnement de l’école.

Au Bihar. A Bodhgaya, où se trouve notre bureau administratif cette région, nous exploitons depuis plus d’un an, un nouveau centre de formation en artisanat et travaux sur textile. Ce centre, du nom de Rudraksha, assure une formation sur les métiers du textile – couture, confection, broderie – ainsi qu’une formation dans le domaine de travaux artisanaux – confection et production locales. Les bénéficiaires sont principalement les jeunes filles et les mères des villages environnants. Un premier atelier de production – articles textiles et produits artisanaux – est en fonction depuis quelques mois. Nous entendons pouvoir très rapidement assurer une production soutenue et ainsi dégager des bénéfices destinés à l’exploitation des écoles.

Au Bengale. A Calcutta et dans les îles Sunderbans nous avons le projet d’exploiter, sous notre bannière « Ecoles de la Terre », quatre écoles jusqu’ici gérées par un institut bengali du nom de « Children’s Rights Development Service ». Nous soutenons ces écoles depuis 1997. Il s’agit de l’école du bindonville de Kidderpur, à Calcutta et de trois écoles des îles des Sunderbans, au Golfe du Gange, Chatua, Bhubaneswari et Siksha Niketan, toutes trois situées sur des îles différentes. Parallèlement à cela, nous allons pouvoir harmoniser, pour toutes les écoles des bidonvilles à Calcutta et les écoles de campagnes des îles des Sunderbans, un programme médical commun plus performant.

 

À Delhi. En novembre 2005, s’est déroulée à New Delhi, sous notre direction, la première assemblée constitutive de notre nouvelle structure. Dans le but de travailler de façon plus rationnelle, nous avons entrepris les démarches nécessaires, auprès du département fédéral de l’Intérieur à Delhi, pour devenir une organisation nationale (ONG). Nous garderons notre propre nom et chaque Etat dans lequel nous travaillons deviendra une branche de l’organisation nationale établie à Delhi, la capitale. Nous deviendrons ainsi « Ecoles de la Terre India » et nous pourrons travailler dans n’importe quel Etat de l’Inde sans devoir, à chaque fois, nous enregistrer juridiquement au niveau local. Nous espérons obtenir l’autorisation du gouvernement de Delhi en début d’année 2007.

À Madagascar. Nous nous y sommes rendus, en mars et avril 2006, afin d’évaluer un prochain soutien aux enfants de ce pays. Nous avons visité les campagnes du Sud et avons découvert une situation, sinon pire, du moins aussi pauvre que celle que nous connaissons dans les régions de l’Inde où nous oeuvrons. A l’issue des prochaines élections présidentielles du 3 décembre prochain, nous pourrons nous y rendre à nouveau, avec l’espoir d’entamer une première action concrète, soit l’ouverture d’une première école en faveur des enfants les plus démunis de ce pays.

DERNIERES NOUVELLES

Nous avons ouvert deux nouvelles écoles en 2008. Celle de Garfoorbhatta, à Jaisalmer, celle de Saraswati, près de Bodhgaya. Nous projetons d’ouvrir pour début 2009 une première école de bidonville dans le quartier de Dichaon Kalan, au sud de Delhi.

Nous sommes, dès la fin octobre 2008, reconnus par le gouvernement central indien comme ONG nationale. Nos nouveaux bureaux se trouvent à Delhi.

 

 

 

 

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